vendredi 14 mai 2010

blog-o-book : jardin fatal de patrick cauvin



merci à bob de m'avoir permis de découvrir jardin fatal de patrick cauvin et merci également à la collection du livre de poche

"Biologiste dans les laboratoires français de la multinationale Rexmond, Alan vit paisiblement entre sa femme Hélène, leur petit garçon et le chat. Le couple s'est pris d'amitié pour Antoine, jeune chercheur fantasque et inspiré, persuadé d'avoir fait une découverte révolutionnaire : le moyen de rendre les végétaux autonomes et sans racines... Amusé et intrigué, Alan accepte d'expérimenter sur un rosier installé chez lui le procédé mis au point par son collègue.
Il ne sait pas encore qu'il vient de faire un premier pas vers le cauchemar. De cette expérience anodine, presque une blague d'étudiant, va surgir un danger terrifiant susceptible de bouleverser les conditions de la vie sur toute la planète. Surtout lorsqu'un lobby militaire et industriel sans scrupule croit avoir trouvé l'arme absolue... Dans ce suspense au parfum mortel, l'auteur du Sang des roses explore, aux limites du fantastique, les secrets d'un monde vénéneux.
"

j'adore patrick cauvin et tous les livres que j'ai lus de lui m'ont à chaque fois enchantée, toujours pour des raisons différentes

cette fois-ci, il s'agit d'une histoire de fiction spéculative où les savants fous inventeraient un moyen pour donner la mobilité au règne végétal ! malheureusement le règne végétal n'est pas que pure beauté ! et le monde des dirigeants est plus intéressé par son propre profit que par la préservation de l'espèce humaine ...

vous vous attacherez à cette petite famille (alan, hélène et leur petit max-max) ainsi qu'à ce bizarre collègue d'alan, antoine ; en même temps qu'alan, vous vous poserez des questions sur la véracité de ce qui est en train de nous être conté : antoine est-il ou pas un escroc et un menteur ? hélène, son hélène qu'il connait comme lui-même serait-elle en fait légèrement frappa-dingue ?

lorsque vous fermerez le livre, vous vous direz que le commentaire de michèle fitoussi de "elle"
Après lecture, on ne regarde plus un brin d'herbe de la même façon...
est un bon résumé de ce que vous êtes en train de ressentir vous-même !

lundi 19 avril 2010

blog-o-book : la ligne de sang de DOA



merci à bob de m'avoir permis de découvrir la ligne de sang de DOA et merci également à folio policier pour cette nouvelle lecture

la quatrième nous allèche en nous disant "Cela n'aurait pu être qu'un banal accident de moto sur les hauteurs de la Croix-Rousse. Un homme dans le coma victime d'un accrochage… C'est le début d'une enquête des plus troubles menée à l'instinct par les officiers de police Marc Launay et Priscille Mer. La victime, entourée de mystères, est bien trop inquiétante. Tout sue l'angoisse et la peur dans sa grande maison vide. Trop de portes fermées, de questions, de silences oppressants. Sa compagne même a disparu, comme volatilisée dans son appartement, et personne ne sait rien. Jamais elle ne mentionnait son nom. Jamais elle ne parlait de lui. À sa demande. Comme s'il avait voulu ne jamais exister. Comme s'il avait souhaité que personne ne puisse un jour savoir ce qu'il était vraiment..."

il s'agit d'une histoire très dure, très rude, très descriptive, de palingénésie, ou d'alchimie, ou de sorcellerie, ou de recherche de la vie éternelle, ou de folie ... ou le tout à la fois

c'est un peu écrit (surtout au début, car après on ne s'en rend plus trop compte, pris comme on est par l'histoire ...) comme un scénario ...

au tout début du livre, je me suis même dit que ce n'était pas très bien écrit, trop long, trop lent, et en même temps terriblement rapide ; je m'explique :

page 15 : "Elle en avait assez de ce mec ! Regardez dans quel état il avait mis sa salle de bains. Regardez-le ! Qui était-il pour venir chez elle sans y être invité ? Surtout qu'elle l'avait déjà fichu dehors en lui disant de ne pas revenir.
Elle poussa brutalement la porte et s'approcha de Paul d'un pas vif, une main tendue en avant pour l'attraper par le col. "Qu'est-ce que tu fous là ?"
L'homme tourna la tête et leva le nez vers la furie qui fonçait sur lui. Un instant, il fut aveuglé par les lumières trop vives de la pièce et cligna des yeux pour mieux voir.
Madeleine s'avançait toujours. "Je croyais qu'on était d'accord ? tu devais plus venir !"
Paul mit une main sur le rebord de la cuvette et essaya de l'utiliser en guise d'appui pour se relever.
[...]
La jeune femme s'était arrêtée à deux pas de lui, le visage fermé. Elle le regardait se remettre debout avec peine."

j'étais en train de me dire que la salle de bains devait être aussi grande qu'une salle de bal tout en continuant ma lecture et souriant dans ma barbe ... j'étais dans le métro et je levais soudain les yeux ! j'étais à invalides et j'étais en train de rater ma station ...

je me rendis compte alors que la magie du livre était en train d'opérer, j'étais à la page 35 et jusqu'au bout j'ai eu du mal à lâcher l'histoire ...

par contre, comme je disais, le livre est terriblement descriptif, et on passe à certains moment par des passages très durs, très rudes, très imagés, et qui révulsent, mais ça n'est jamais gratuit ...

la chute est brutale, dans tous les sens du terme ! je suis restée sur ma faim, j'aurais voulu continuer (pourtant, déjà 641 pages !), mais il y aura peut être une suite, car on ne sait pas réellement comment ça se finit, ni si c'est fini, de toute façon il y aura un enfant ! non ? donc voilà ! j'ai vécu en apnée pendant une semaine, et j'en aurais voulu encore plus ! c'est plutôt bon signe non ?

vendredi 19 mars 2010

blog-o-book : le club jane austen de karen joy fowler



merci à bob de m'avoir permis de découvrir le club jane austen de karen joy fowler et merci également aux éditions de la table ronde quai voltaire pour cette nouvelle lecture

la 2ème de couverture nous dit : "La Californie, par un été caniculaire. Les grandes et les petites histoires d'un club singulier qui compte six membres. Soit un pour chaque livre de Jane Austen. Car, comme d'autres jouent au bridge, cinq femmes et un homme se rencontrent régulièrement autour de l'œuvre de la plus grande romancière anglaise. S’ensuit une sublime chronique sur l’air du temps où la voix de Jane Austen vient éclairer l’éternelle tragi-comédie des sentiments, et son tourbillon de rencontres, d’épreuves, de séductions et de jeux entre l’impossible et le possible que seul peut dénouer l’amour. Car, comme vont le découvrir les membres du club, il n’est peut être de plus belle fiction que la plus ordinaire des vies."

6 personnes aimant toutes les livres de jane austen se retrouvent tous les mois pour parler de ses livres : il y a sylvia, sa fille allegra, jocelyn, bernadette, prudie et grigg

en arrière plan, toujours présente, jeanne austen, et puis, en avant plan, un petit fil qui raconte les histoires des uns et des autres, les uns avec les autres, ou avec d'autres, les histoires d'amour- colère d'allegra avec corinne, les histoires d'amour de sylvia et de jocelyn, quand elles étaient étudiantes et leurs histoires d’amour actuelles, les histoires d'amour de bernadette, la plus âgée et celle qui s'est mariée si souvent, les histoires bizarres de prudie, dont je me suis demandé si ça n'était pas elle la mytho, plutôt que sa mère, les histoires de grigg (j'ai beaucoup aimé le jour où son père a voulu lui "apprendre la vie" en lui montrant des illustrés porno et où grigg ne s'est attardé que sur la créature extraterrestre ce qui l'a amené à découvrir la SF) ... je ne peux pas dire que j'ai aimé ce livre que j'ai trouvé ressembler à un patchwork un peu décousu et dépareillé, mais peut être cela vient-il de ma méconnaissance des livres de jane austen ? du coup, j'ai rajouté son nom sur ma liste des livres à acheter, et à lire …

jeudi 18 mars 2010

les "Beaux Livres"


cent énigmes de la peinture
les reproductions de ce livre sont superbes et le livre peut constituer un excellent cadeau
le seul souci est qu'il vous donnera surtout l'envie de vous documenter davantage (mais est-ce un inconvénient ?) et il vous donne même à une excellente bibliographie à explorer puisqu'il cite, notamment, daniel arasse
je suggérerais donc de préférer la version beaux-livres d'histoires de peintures dudit daniel arasse (ou de compléter cent énigmes de la peinture par la version de poche de histoires de peintures ...)

samedi 27 février 2010

blog-o-book : le secret de frédéric lenoir




merci à bob de m'avoir permis de découvrir le secret de frédéric lenoir et merci également à la collection du livre de poche


"« Émilie fut la seule à remarquer que son fils avait dans le regard quelque chose de nouveau, d’indéchiffrable, une lumière impalpable qui lui rappelait ce bonheur intérieur qu’elle-même ressentait lorsqu’elle allait visiter son propre secret. Elle sut que Pierre taisait l’essentiel, mais elle resta silencieuse. »
Que s’est-il donc passé dans la vieille vigne abandonnée où l’on a retrouvé Pierre Morin inanimé après deux jours d’absence ? Dans le village, tous s’interrogent, se passionnent, et cherchent à percer à tout prix son secret.
Avec ce récit captivant d’un genre tout à fait nouveau, aux frontières du conte philosophique et du roman à suspense, Frédéric Lenoir nous offre une parabole sur les choix et les valeurs essentielles de notre existence.
"

il s'agit d'une fable qui se lit vite, en deux petites heures et qui vous donne envie de vivre dans un monde meilleur, si tant est que cela soit possible, où l'essentiel ne serait pas la possession de biens matériels, mais bien la beauté et la pureté de la nature qui nous entoure

car dans la vie il faut choisir ce qui pour nous est/sera le plus important : le poids d'une pièce d'or au creux de la main ou au fond de sa poche, ou bien l'éclat d'une rivière pailletée d'or et d'argent sous les rayons du soleil ...

à lire et à méditer

jeudi 18 février 2010

blog-o-book : l'heure de l'ange de anne rice



merci à bob de m'avoir permis de découvrir en avant-première ce tout nouveau livre de anne rice et merci également à michel lafon qui m'en a envoyé un exemplaire


la quatrième de couverture nous dit : "Lucky, Toby ou encore Tommy... son nom importe peu. L'important, c'est sa discrétion, son professionnalisme, sa compétence à exécuter froidement les cibles qu'on lui désigne. Après un contrat particulièrement éprouvant, Lucky est abordé par un mystérieux inconnu, un certain Malchiah. Ce Malchiah sait tout de lui, dispose de pouvoirs stupéfiants, et prétend être son ange gardien. Il lui offre de racheter ses crimes, en sauvant des vies plutôt que de les prendre, et lui propose un bien étrange marché : lucky se retrouve au Moyen Âge, où il doit aider une famille juive accusée de meurtres rituels.
Est-ce une chance, un rêve ou un cauchemar ?
"

j'ai découvert anne rice il y a fort longtemps, en 1978 ou 79 avec entretien avec un vampire qui m'avait littéralement charmée/enthousiasmée/emportée par son imaginaire

10 ans plus tard, j'étais toujours sous le charme en lisant lestat le vampire

je suis alors tombée sur le flamboyant la voix des anges (roman historique se déroulant en italie durant le XVIIIe siècle, décrivant le monde des castrats et la rencontre de l'un d'eux avec un noble vénitien)

puis j'ai voulu continuer la lecture de la chronique des vampires, mais soit je commençais à me fatiguer du genre, soit anne rice elle-même s'essoufflait à nous la raconter

là, avec l'heure de l'ange, il s'agit d'une nouveauté puisqu'anne rice nous raconte l'histoire de toby, un jeune et beau tueur à gage joueur de luth sauvé par son ange gardien

j'en ai trouvé le début confus, le résumé de la vie de toby fait par son ange gardien un peu laborieux et j'ai de plus relevé plusieurs contradictions (comme, par exemple, page 88 : en début de page il parle de la voiture qu'il a envie d'acheter, à la fin de la page, il se gare, et en page 89, il rentre à pied plutôt que de dépenser l'argent d'un taxi pour rentrer chez lui) mais ça n'est qu'un détail

il faut parvenir à la page 142 pour arriver au sujet annoncé du livre : le sauvetage au moyen âge d'un couple de juifs accusé d'avoir assassiné leur enfant

anne rice nous raconte alors en détail la vie des juifs à cette époque et les persécutions dont ils font déjà l'objet

à deux reprises, toby trouve un air de déjà vu à la femme juive ... en me souvenant qu'on nous avait raconté au tout début qu'il avait des ancêtres juifs, je me suis dit qu'en fait il s'agissait de son aïeule et qu'il avait été envoyé dans le passé pour la sauver ...

alors ? si c'est le cas, comment anne rice va-t-elle réussir à faire la boucle ? ou bien s'agit-il en fait d'une fausse piste ?

en conclusion, et même s'il s'agit pas de son meilleur livre, j'en ai trouvé la lecture agréable

mercredi 10 février 2010

blog-o-book : l'abîme de dickens et de collins



merci à bob de m'avoir permis de découvrir ce petit chef-d'oeuvre du genre et merci également à la collection labyrinthe des éditions du masque

la quatrième de couverture nous dit :

Walter Wilding, riche négociant en vin, mène une vie heureuse auprès de sa mère, à qui il doit sa fortune et sa réussite sociale. A la mort de celle-ci, la découverte d'un terrible secret va bouleverser son existence : il n'est pas son vrai fils ! Rongé par la culpabilité d'avoir usurpé l'identité - et l'héritage - d'un autre, Walter décide de se lancer à la recherche de ce mystérieux double. Mais qui est donc le véritable Walter Wilding ?
L'abîme, chef-d'oeuvre encore méconnu signé par deux grands noms de la littérature, conjugue le talent de Charles Dickens pour les ambiances et les personnages à celui de Wilkie Collins, génie des énigmes et du mystère.


de rebondissements en rebondissements dont le tout dernier nous prend totalement par surprise, vous êtes tenu(e) en haleine tout au long de ce livre dont les personnages n'arrêtent pas de dire à quel point le monde est petit (ce qui est vrai pour l'avoir moultes fois constaté par moi-même)

j'ai retrouvé dans ce court roman (un peu plus de 200 pages) les atmosphères chères à dickens et j'ai découvert collins que je n'avais encore jamais lu

cette lecture a été un véritable enchantement pour les rebondissements multiples jusqu'à une chute que je n'avais pas vue venir ainsi que pour la découverte d'expressions tombées complètement en désuétude (que peuvent être par exemple des bas à coins rouges ?) qui m'ont parfois laissée perplexe

pour moi une réédition bienvenue et une agréable surprise