vendredi 13 août 2010

lectures d'août (2010) !

adios hemingway de léonardo padura
un cadavre portant l'insigne du fbi est découvert dans le jardin de la maison-musée de ernest hemingway
mario conte, un ancien flic, mène une enquête en forme d'hommage pour découvrir qui a pu tuer ce flic : hemingway lui-même ? ou bien l'un de ses fidèles serviteurs ?
ce livre doux-amer entre amour et détestation nous donne envie de relire hemingway !

là haut vers le nord de joseph boyden
il s'agit d'un recueil de nouvelles : on y retrouve à plusieurs reprises les mêmes personnages et cela forme un ensemble, choquant par la cruauté démontrée à l'égard des indiens, mais agréable à lire malgré tout de par cette écriture sobre et limpide
il apparaît de plus en plus évident que joseph boyden est un écrivain à suivre

l'arbre d'ébène de fadéla hebbadj : premier roman de cette auteur, professeur de philosophie dans un lycée parisien
c'est l'histoire d'un enfant malien de 6 ans débarqué en france avec sa mère, sans papier, après être venus du mali dans un cayuro, sorte de pirogue bondée d'hommes où sa mère se trouvait être la seule femme ...
on s'attache à cet enfant qui grandit au fil du temps qui passe et qui parcourt la ville en tout sens pour retrouver sa mère gravement malade, elle est tuberculeuse et finira par en mourir, pour trouver un refuge où dormir, pour emprunter des livres à la bouquiniste sur les quais, amie de rencontre
on sent battre le cœur de nasser au rythme des pages de ce court roman écrit comme une fable africaine et on y croit !
un joli livre à découvrir

un matin d'automne de robert goddard
j'avais été emballée par les commentaires lus sur blob-o-book et acheté dans la foulée le livre au prix "fort" ! mal m'en a pris, j'aurais mieux fait de l'emprunter ou d'attendre sa parution en poche ... tant pis pour moi !
il s'agit d'une histoire ténébreuse et embrouillée qui remonte à la guerre de 14-18 pour se terminer dans les années '90 et si la période de la guerre et la description des relations entre les hommes est bien construite et fort intéressante, quand on replonge dans l'histoire de cette famille aux ramifications compliquées et aux motivations obscures, on trouve le temps long ... très long puisque le livre fait quand même plus de 450 pages !
j'ai lu que quelqu'un avait trouvé que la photo de la couverture correspondait plutôt à une époque 39-40 plutôt que 14-18 et je suis bien d'accord avec cette personne, de plus la qualité du papier du livre m'a extrêmement gênée (et oui, quand on paye plus de 22 euros un livre, on s'attache à des petits détails)
j'ai été contente de refermer ce livre qui ne m'a pas convaincue
ce qui me rassure, c'est que je ne suis pas la seule à m'être ennuyée dans ma lecture !

les jarres chinoises de william c. gordon
tout commence un jour lorsque samuel hamilton tombe, dans la rubrique nécrologique du journal pour lequel il travaille, sur l'annonce du décès d'un homme qu'il croise régulièrement dans le bar qu'il hante régulièrement
samuel qui avait l'habitude de trinquer avec cet homme, dont la particularité principale était d'être toujours habillé d'un smoking, veut aller assister à son enterrement !
c'est là que l'affaire se corse et nous emmène de péripéties en péripéties dans le san francisco des années '60 jusqu'à un dénouement qui ne nous étonnera guère, mais le livre est sympathique à lire et les personnages principaux attachants

alors, merci à un coin de blog qui m'a passé ce livre

samedi 31 juillet 2010

lectures de juillet (2010) !

notamment :

triptyque de karin slaughter
un thriller très efficace dans lequel on rencontre des personnages terriblement attachants, intéressants, déconcertants
un flic très pro dont le fils est handicapé mental, une policière aux mœurs qui fait le trottoir pour piéger le client, son ami d'enfance, policier également, mais dyslexique à un point tellement grave qu'il est difficile d'imaginer ce que peut être la vie de tous les jours quand on doit lire et écrire (ou faire semblant) dans le cadre de son boulot, un violeur pédophile fraichement sorti de prison, et une série de meurtres épouvantables dont les cibles sont de très jeunes adolescentes
j'ai eu un peu de mal à situer tous les personnages "importants" de l'histoire et ai dû revenir en arrière à mi-parcours pour comprendre qui était qui, mais ça doit venir de moi
j'ai lu avec intérêt le quotidien d'un jeune détenu au milieu d'adultes en milieu carcéral (ça ne doit hélas pas être très loin de la réalité ...)
j'ai haleté pas mal tout au long du livre mais tout est bien qui finit bien
merci (encore une fois) à uncoindeblog pour le prêt

le 7ème fils de orson scott card, premier volume du cycle des chroniques d'alvin le faiseur, bien écrit, bien traduit, ce premier volume est un véritable régal, l'auteur y mêle la réalité historique et la fiction fantastique ce qui fait que le roman n'est pas tout à fait du fantasy et si votre âme d'enfant aime toujours les contes, précipitez-vous sur ce cycle

la double disparition - les enquêtes d'enola holmès de nancy springer
enola holmès, la soeur de sherlock, vit seule avec sa mère dans un immense château entouré d'un parc aux herbes folles
le jour de son 14ème anniversaire, sa mère a disparu et elle se met à sa recherche pour finalement découvrir ce que pouvait être la vie d'une femme à la fin du 19ème siècle
il s'agit d'un livre pour adolescent, mais tout à fait lisible par un adulte et merci à un coin de blog pour me l'avoir fait découvrir

l'échappée belle de anna gavalda et le tout premier livre que je lis d'elle
en fait il s'agit plutôt d'une longue nouvelle contant les liens d'une fratrie qui reste soudée malgré les années qui passent
l'histoire est sympathique, mais certains des personnages trop caricaturaux et les marques de produits citées beaucoup trop nombreuses

the commitments de roddy doyle : une histoire très sympa d'ados se retrouvant et se regroupant pour former un groupe de musique soul, mais à cause d'histoires de cul, d'amour, d'humour et/ou d'égo, le groupe vole en éclat au moment même où il aurait pu s'imposer dans leur ville
dommage que le livre soit rempli d'onomatopées et de bouts de chansons ... bien sûr on peut zapper, mais c'est un peu saoulant à la longue
mais merci à un coin de blog qui me l'a fait découvrir

samedi 17 juillet 2010

blog-o-book : gradisil de adam roberts



merci à bob de m'avoir permis de découvrir gradisil de adam roberts et merci également à la collection folio sf pour cette nouvelle lecture

la quatrième de couverture nous présente cette saga ainsi : "Klara et son père, Miklós Gyeroffy, font partie des rares chanceux capables de se placer sur orbite par leurs propres moyens. Là-haut, un nouvel espace de liberté s’offre à eux, un vaste territoire vierge de toute règle : les Hautes-Landes. Mais, outre les riches excentriques, cette nouvelle frontière attire aussi de dangereux criminels, bienheureux de pouvoir échapper aux poursuites des autorités terriennes. C’est, sur trois générations, l’histoire de cette nation naissante qui nous est contée, une histoire inextricablement liée à celle de la famille Gyeroffy."

cela faisait très longtemps que je n'avais pas lu de la sf, je lis maintenant plus volontiers du fantastique que je considère d'un style plus large que la sf pure et dure, mais en lisant la 4ème de couverture, je n'ai pas su résister à la tentation

il s'agit d'un gros pavé de 770 pages qui nous raconte, en trois volets, l'histoire d'une famille dans un futur proche du nôtre

klara que l'on découvre toute jeune et quasiment livrée à elle-même à la suite de l'assassinat de son père, puis sa fille gradisil, fondatrice des hautes-landes en tant que pays, et enfin les fils de gradisil et leur vengeance vis-à-vis de leur père qui a livré leur mère à l'ennemi américain

le style est lourdement descriptif, soporifique (problème de traduction ?) ; j'ai de plus éprouvé un peu de vertige à la lecture des balades des hautes-landais dans leur univers ; vertige renforcé par le fait que l'auteur nous rappelle régulièrement que ce qu'il appelle plancher est peut être le plafond, ou l'un des murs ? bon ok, j'avais compris depuis longtemps que nous étions en apesanteur ... surtout à la 700ème page

dans ce livre, aucun des personnages de ce livre ne m'a semblé sympathique : ils sont tous décrits de façon trop caricaturale

en fait, le seul passage du livre qui m'a réellement fascinée est consacré à slater et à sa chute vertigineuse dans l'espace : 28 pages de toute beauté

dommage, la 4ème de couverture était réellement alléchante ...