mardi 31 janvier 2012

rendez-vous d'amour dans un pays en guerre de luis sepúlveda


rendez-vous d'amour dans un pays en guerre de luis sepúlveda

4ème de couv' : "La vie semble faite d'une accumulation de failles imperceptibles qui transforment souvent les désirs, les amours, les amitiés, les rêves, les projets politiques, tout ce qui compte dans une vie, en détours inexorables du destin.
Ces histoires racontent des situations marquées par ces brisures, ces glissements, ces rendez-vous manqués que les protagonistes n'ont pas su ou pas voulu éviter. Ces histoires font rire et réfléchir, lorsqu'elles nous tendent un miroir, et nous conduisent dans des pays lointains, dans des intrigues mystérieuses, dans des endroits peuplés de gens simples ou extraordinaires. Emouvantes ou cocasses, elles portent toutes la marque de l'incomparable puissance de Luis Sepùlveda dans sa transformation de la réalité en littérature.
"

il s'agit d'un recueil de 27 courts récits autour des rendez-vous manqués de l'amitié, avec soi-même, avec le temps qui passe, avec l'amour ...

ça n'est pas mon recueil préféré de cet auteur, trop nostalgique peut-être à mon goût ? j'ai quand même adoré "à propos du journal d'hier", "histoire d'amour sans paroles" et "rendez-vous d'amour dans un pays en guerre" alors à vous de vous faire votre propre idée, de toute façon, luis sepùlveda est une valeur sûre

dimanche 22 janvier 2012

la pluie, avant qu'elle tombe de jonathan coe


la pluie, avant qu'elle tombe de jonathan coe

la 4ème de couv' : "Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte sous forme d'enregistrements magnétiques, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ?
Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d’inscrire l’intime dans l’Histoire, l’obsession des coïncidences qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s’il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.
"

après avoir lu "eux sur la photo" de hélène gerstern j'avais fait des recherches sur le net pour vérifier si je partageais le même avis que d'autres lecteurs (j'avais vraiment beaucoup aimé ce livre) et l'un de ces avis disait que l'histoire lui avait fait penser à "la pluie, avant qu'elle tombe" de jonathan coe, en moins bon : j'ai donc voulu également lire ce livre ...

juste avant de mourir, rosamond décrit 20 photos qu'elle a soigneusement choisies pour raconter la vie des personnes figurant (ou ne figurant pas) sur ces photos à sa petite nièce aveugle, imogen, qu'elle n'a pas vue que 2 fois dans sa vie et pas revue depuis 30 ou 40 ans !

... et justement, j'ai trouvé le livre plat, les personnages sans grand intérêt, la répétition de l'attitude de ivy, la mère de beatrix au fil des générations suivantes de filles (thea, imogen) peu crédible, l'histoire morne et grise ... et comment croire à la chute ?!

alors je suis contente d'avoir lu "la pluie, avant qu'elle tombe", mais je lui préfère définitivement "eux, sur la photo"

jeudi 19 janvier 2012

l'enfant de noé de eric-emmanuel schmitt

l'enfant de noé de eric-emmanuel schmitt

la 4ème de couverture : "" - Nous allons conclure un marché, veux-tu ? Toi, Joseph, tu feras semblant d'être chrétien, et moi je ferai semblant d'être juif. Ce sera notre secret, le plus grand des secrets. Toi et moi pourrions mourir de trahir ce secret. Juré ? - Juré. "
1942. Joseph a sept ans. Séparé de sa famille, il est recueilli par le père Pons, un homme simple et juste, qui ne se contente pas de sauver des vies. Mais que tente-t-il de préserver, tel Noé, dans ce monde menacé par un déluge de violence ?
Un court et bouleversant roman dans la lignée de Monsieur Ibrahim... et d'Oscar et la dame rose qui ont fait d'Éric-Emmanuel Schmitt l'un des romanciers français les plus lus dans le monde.
"

lors de l’un de nos « salons littéraires » de delidemo (une association dont je vous parlerai un autre jour) estelle nous avait lu les premières pages de ce petit roman, la mise aux enchères d’un enfant de 10 ans, scène que l’on retrouve également vers la fin du livre

ça se passe en belgique, dans un petit village non loin de bruxelles et c’est l’histoire d’un enfant juif confié par ses parents aux bons soins du père pons, dans un pensionnat catholique durant la deuxième guerre mondiale

il y a en fait plusieurs choses qui m’ont dérangée dans ce livre

>> la trop grande complicité entre cet adulte et cet enfant (qui a 7 ans au début du livre et 9 ans à la fin), à tel point qu’on ne sait pas trop qui apprend à l’autre à « grandir »

>> l’amour démesuré de cet enfant vis-à-vis d’un homme, prêtre, chargé de l’éducation de jeunes garçons (désolée mais je n’arrive pas à m’ôter ce genre de chose de la tête …)

>> la fin trop convenue et le fait que tout rentre finalement dans l’ordre des choses dans le meilleur des mondes possibles : joseph retrouve ses parents, ne se convertira jamais au catholicisme mais restera juif …

« L’appétit de réussite matérielle qui habitait mon père l’avait tellement transformé qu’il m’était difficile de reconnaître l’humble tailleur plaintif de Schaerbeek sous le récent nabab prospère de l’import-export.
- Tu verras, mon fils, je vais faire fortune et tu n’auras qu’à reprendre mon affaire plus tard, m’annonçait-il, les yeux brillants d’excitation.
Avais-je envie de devenir comme lui ? »

… et reprendra l’affaire de son père devenue prospère entre-temps !…

je dois avouer que je m'attendais à autre chose

mardi 17 janvier 2012

eux sur la photo de hélène gerstern

eux sur la photo de hélène gerstern

la 4ème de couv' : "Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms, et une photographie retrouvée dans des papiers de famille qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père.

Commence alors une longue correspondance, parsemée d’indices, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans lehttp://www.blogger.com/img/blank.gifur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit.
"

en août dernier lors de la remise du prix du Roman Fnac au Théâtre Claude Lévi-Strauss du Musée du Quai Branly on nous avait lu/dit notamment des extraits de ce livre et cela m'avait donné envie de le lire ...

qui ne s'est pas déjà posé des questions sur des relations ayant pu exister entre nos parents, l'un de nos parents ou l’un de nos proches et un ou une inconnue dont l'image (et le regard) aura été capturé posant à côté d'eux sur une photo tombée entre nos mains ?
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comment ne peut-on pas être marqué(e) par le passé ? en regardant résolument vers le futur mais en gardant au chaud au fond de notre cœur ceux qui nous ont aimé

c’est un peu l’histoire raconté dans ce livre tout en délicatesse

eux sur la photo est le premier roman de hélène gestern publié par arléa dans sa collection 1er/mille

lundi 16 janvier 2012

je, françois villon de jean teulé


je, françois villon de jean teulé

la 4ème de couv' : Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a étudié à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les curés, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Ides plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps. Il a ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté.

Après Rimbaud et Verlaine, Jean Teulé ne pouvait mieux clore son voyage en Poésie qu'en endossant avec orgueil et humilité les haillons magnifiques de François Villon.


un livre magnifique et bouleversant qui nous donne envie de découvrir ou redécouvrir françois villon

à lire d'urgence !

dimanche 15 janvier 2012

l'envie de sophie fontanel


l'envie de sophie fontanel

la 4ème de couv' : Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à coeur ni de situer dans le temps, ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Encore faudrait-il que ce terme soit le bon, si l'on considère qu'une part colossale de sensualité a accompagné ces années, où seuls les rêves ont comblé mes attentes ? mais quels rêves ?, et où ce que j'ai approché, ce n'était qu'en pensée - mais quelles pensées. Sur ce rien qui me fut salutaire, et dans lequel j'ai appris à puiser des ressources insoupçonnées, sur ce qu'est la caresse pour quelqu'un qui n'est plus caressé et qui, probablement, ne caresse plus, sur l'obsession gonflant en vous et dont on dit si bien qu'elle vous monte à la tête, sur la foule résignée que je devine, ces gens que je reconnais en un instant et pour lesquels j'éprouve tant de tendresse, je voulais faire un livre.

des interviews vaguement captés en zappant ici ou là sur le net, la tv, j'avais cru comprendre que l'auteure de ce texte avait perdu l'envie de faire l'amour, parce que sans amour, l'amour n'est rien qu'une petite gymnastique sordide et sans grand intérêt ... ou alors peut être que j'avais voulu comprendre cela ? en tout cas cela me ramenait forcément à moi-même ...

donc j'ai acheté ce livre ... il y a quelques semaines/mois ? au moment de sa sortie ! et je viens de le lire, seulement maintenant ... et je me rends compte qu'il ne s'agit pas du tout, mais alors pas du tout de ce que j'avais cru/voulu comprendre

il s'agit en fait, de mon point de vue, d'un récit sur une "vacance" au milieu de ses amis qui eux n'arrêtent pas de "le" faire, en attendant l'envie furtive, volée, et purement sexuelle, le tout sans réelle profondeur ou analyse ... dommage !

dimanche 8 janvier 2012

cyanure de camilla läckberg


cyanure de camilla läckberg

La 4ème de couverture : "Quelques jours avant Noël, Martin Molin, le collègue de Patrik Hedström, accompagne sa petite amie Lisette à une réunion de famille sur une île au large de Fjällbacka. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un richissime magnat de l’industrie, leur annonce une terrible nouvelle avant de s’effondrer, terrassé. Dans son verre, Martin décèle une odeur faible mais distincte d’amande amère. Une odeur de meurtre. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et Martin décide de mener l’enquête. Commence alors un patient interrogatoire que va soudain troubler un nouveau coup de théâtre…
Offrant une pause à son héroïne Erica Falck, Camilla Läckberg nous livre un polar familial délicieusement empoisonné.
"

Cette auteure qui nous vient du froid s'essoufflerait-elle ? ou bien est-ce moi qui me lasse ?

un pseudo conte de noël tentant de copier les huis clos de agatha christie mais n'y arrivant définitivement pas !

par contre la couverture est très jolie ...