samedi 10 mars 2012

si je reste de gayle forman



si je reste de gayle forman

ça y est, je viens de refermer "si je reste", commencé hier après avoir déjeuner avec un coin-de-blog qui me l'a donné à lire (merci à elle) ! j'en suis toute bouleversée

l'histoire est courte, mais tellement dense, il s'y passe tellement de choses, la musique y est tellement présente, l'amour des uns vis-à-vis des autres et le respect mutuel également ... un livre malgré tout à entamer avec précaution car dérangeant à d'autres niveaux (la vie, la mort, le choix de vivre ou de mourir !)

la 4ème de couv' : "Mia a 17ans. Un petit ami, rock star en herbe.
Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle.
Quand, un jour, tout s'arrete. Tous ses rêves, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la roue. Un banal accident de voiture... Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l'hopital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins.
Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d'avant, imagine sa vie d'après. Sortir du coma, d'accord, mais à quoi bon?
Partir, revenir? Si je reste....
"

samedi 3 mars 2012

bibliothèque verte trouvée dans la rue

comme je le racontais ici il m'arrive souvent de trouver des livres abandonnés et là il s'agissait de vieilles éditions de la bibliothèque verte (couverture toilée) de notre enfance (voire de l'enfance de nos parents ou grands-parents)

il y en avait beaucoup et malheureusement je ne pouvais tous les récupérer ! de plus ils avaient dû séjourner dans une cave avant d'être jetés là, par terre, comme de vulgaires papiers sans intérêt ... et je me souviens qu'il commençait à pleuvoir ! c'était il y a un peu plus d'un an, du côté de la rue haxo

récemment j'ai eu envie de lire/relire des livres destinés aux ados (besoin de cocooning ?)

l'homme à l'oreille cassée de edmond about : irrésistiblement drôle même si l'effet comique n'était pas forcément volontaire (quoi que !?) notamment lorsqu'il rencontre l'empereur :
-- Sire, le nouveau Paris est le chef-d’œuvre d'un grand règne; mais j'aime à croire que vos édiles n'ont pas dit leur dernier mot.
«-- Que reste-t-il donc à faire, à votre avis?
«-- Avant tout, redresser le cours de la Seine, dont la courbe irrégulière a quelque chose de choquant. La ligne droite est le plus court chemin d'un point à un autre, pour les fleuves aussi bien que pour les boulevards. En second lieu, niveler le sol et supprimer tous les mouvements de terrain qui semblent dire à l'administration: «Tu es moins puissante que la nature!» Après avoir accompli ce travail préparatoire, je tracerais un cercle de trois lieues de diamètre, dont la circonférence, représentée par une grille élégante, formerait l'enceinte de Paris. Au centre, je construirais un palais pour Votre Majesté et les princes de la famille impériale; vaste et grandiose édifice enfermant dans ses dépendances tous les services publics: états-majors, tribunaux, musées, ministères, archevêché, police, institut, ambassades, prisons, banque de France, lycées, théâtres, Moniteur, imprimerie impériale, manufacture de Sèvres et des Gobelins, manutention des vivres. À ce palais, de forme circulaire et d'architecture magnifique, aboutiraient douze boulevards larges de cent vingt mètres, terminés par douze chemins de fer et désignés par les noms des douze maréchaux de France. Chaque boulevard est bordé de maisons uniformes, hautes de quatre étages, précédées d'une grille en fer et d'un petit jardin de trois mètres planté de fleurs uniformes. Cent rues, larges de soixante mètres, unissent les boulevards entre eux; elles sont reliées les unes aux autres par des ruelles de trente-cinq mètres, le tout bâti uniformément sur des plans officiels, avec grilles, jardins, et fleurs obligatoires. Défense aux propriétaires de souffrir chez eux aucun commerce, car la vue des boutiques abaisse les esprits et dégrade les cœurs; libre aux marchands de s'établir dans la banlieue, en se conformant aux lois. Le rez-de-chaussée de toutes les maisons sera occupé par les écuries et les cuisines; le premier loué aux fortunes de cent mille francs de rente et au-dessus; le second, aux fortunes de quatre-vingts à cent mille francs; le troisième, aux fortunes de soixante à quatre-vingts mille francs; le quatrième, aux fortunes de cinquante à soixante mille francs. Au-dessous de cinquante mille francs de rente, défense d'habiter Paris. Les artisans sont logés à dix kilomètres de l'enceinte, dans des forteresses ouvrières. Nous les exemptons d'impôts pour qu'ils nous aiment; nous les entourons de canons pour qu'ils nous craignent, Voilà mon Paris!
«L'Empereur m'écoutait patiemment et frisait sa moustache.
«-- Votre plan, me dit-il, coûterait un peu cher.
l'histoire, en gros : "En 1859, Renault revient à Fontainebleau après 3 ans d'ingénieur de mine en Russie. Il ramène le colonel Fougas que le Professeur Meiser a desséché en 1813 et il lui arrache un bout d'oreille. Le Professeur lui fait prendre un bain spécial, il ressuscite et a toujours 24 ans. Il va voir Napoléon III à Paris. Puis il va voir son fils et ses petits enfants à Nancy. Renault épouse sa petite-fille Clémentine." (source wikipédia)

les locataires de la maison jaune de kate douglas wiggin
une famille nombreuse se retrouve contrainte de modifier complètement sa façon de vivre à la suite du décès brutal du père de famille, un délicieux livre, très drôle malgré le contexte, sur la façon d'aborder la vie et de garder l'espoir

fille de la montagne de jean muray qui aurait pu faire partie de la collection harlequin (section jeunesse ?) puisque la petite montagnarde, sorte de cendrillon, finira par épouser un prince ...

papa faucheux de jean webster : une jeune orpheline commence à devenir trop vieille pour rester à l'asile où elle a toujours vécu quand sa vie bascule tout à coup ! un membre bienfaiteur du comité souhaite venir en aide à une jeune fille en subvenant aux frais de son éducation et de ses études à condition qu'elle lui écrive régulièrement pour lui parler de sa vie et de ses résultats scolaires, tout en sachant dès le début qu'elle n'obtiendra jamais de réponse à ses lettres !
une bien délicieuse histoire racontée au fil de cette correspondance

lundi 27 février 2012

mygale de thierry jonquet


mygale de thierry jonquet

la 4ème de couv' : "Alex avait passé la nuit au village. Le soir, il y avait un bal, c'était un samedi. Annie était là, toujours aussi rousse, un peu épaisse ; elle travaillait à la conserverie de haricots, au village voisin ... Alex avait dansé un slow avec elle, avant de l'emmener dans le bois tout proche. Ils avaient fait l'amour dans sa voiture, allongés inconfortablement sur les sièges inclinables. Le lendemain, Alex était parti, après avoir embrassé le vieux. Huit jours plus tard, il attaquait la succursale de Crédit Agricole et tuait le flic. Au village, tout le monde devait avoir gardé la page du journal, avec la photo d'Alex à la Une et cette du flic en famille."

je venais (enfin) de regarder la piel que habito de almodovar et j'ai eu envie de relire mygale, que j'avais déjà lu en '95

effectivement la piel que habito me donnait une impression de déjà vu et j'ai adoré comme bien souvent ce film et cette réécriture de almodovar

par contre, en redécouvrant la mygale je n'ai pu que regretter la disparition de ce grand écrivain du noir qu'était thierry jonquet : mygale est un véritable petit bijou à lire ou à relire

le jeu de l'ange de carlos ruiz zafón


le jeu de l'ange de carlos ruiz zafón

la 4ème de couv' : "Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l'offre inespérée d'un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n'en a jamais existé, " une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d'être tués ", en échange d'une fortune et, peut-être, de beaucoup plus.
Mais du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu'il aime le plus au monde. En monnayant son talent d'écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable ?
"

un magnifique livre qui vous donne envie de prendre le train d'urgence pour aller à barcelone marcher dans les pas de david martin

comme dans l'ombre du vent on y retrouve cet effet de spirale qui nous fait aboutir là où l'on a commencé (la photo de la fillette) mais j'en ai préféré la fin, moins fermée, de mon point de vue

cette fois encore on y retrouve cet endroit magique où les livres ne peuvent mourir, le Cimetière des Livres oubliés : quel amoureux des livres ne pourrait rêver d'y entrer ne fut-ce qu'une fois dans sa vie ?

à lire et à savourer d'urgence

samedi 18 février 2012

storr, architecte de l'ailleurs de françoise cloarec

storr, architecte de l'ailleurs de françoise cloarec

un jour, un enfant fut abandonné par sa mère
cet enfant fut placé à la campagne chez des paysans et maltraité
tous les paysans ne sont pas ainsi, bien évidemment, mais cette histoire se passait au début du siècle dernier et les conditions de vie n'étaient pas si faciles dans nos campagneshttp://www.blogger.com/img/blank.gif
par suite de la maltraitance et de malnutrition marcel storr devint sourd
de plus, il n'apprit jamais ni à lire ni à écrire et sut seulement écrire son nom ...
un jour, un mystérieux couple de collectionneurs pris contact avec françoise cloarec pour lui faire découvrir une œuvre époustouflante : les dessins au crayon et à l'encre de couleur sortis tout droit de l'imaginaire de marcel storr

françoise cloarec dans son livre storr, architecte de l'ailleurs a signé "une évocation biographique bouleversante, véritable porte ouverte sur l'univers d'un créateur visionnaire, qui n'eut pourtant "pas de mode d'emploi, ni de l'art, ni du monde, ni du coeur""

si cette histoire vous interpelle, et si vous habitez sur paris, dépêchez-vous d'aller découvrir Marcel Storr, bâtisseur visionnaire : ça se passe au pavillon carré de baudouin, dans le 20ème et ça dure jusqu'au 31 mars 2012 ... et ensuite découvrez le livre de françoise cloarec

mardi 31 janvier 2012

rendez-vous d'amour dans un pays en guerre de luis sepúlveda


rendez-vous d'amour dans un pays en guerre de luis sepúlveda

4ème de couv' : "La vie semble faite d'une accumulation de failles imperceptibles qui transforment souvent les désirs, les amours, les amitiés, les rêves, les projets politiques, tout ce qui compte dans une vie, en détours inexorables du destin.
Ces histoires racontent des situations marquées par ces brisures, ces glissements, ces rendez-vous manqués que les protagonistes n'ont pas su ou pas voulu éviter. Ces histoires font rire et réfléchir, lorsqu'elles nous tendent un miroir, et nous conduisent dans des pays lointains, dans des intrigues mystérieuses, dans des endroits peuplés de gens simples ou extraordinaires. Emouvantes ou cocasses, elles portent toutes la marque de l'incomparable puissance de Luis Sepùlveda dans sa transformation de la réalité en littérature.
"

il s'agit d'un recueil de 27 courts récits autour des rendez-vous manqués de l'amitié, avec soi-même, avec le temps qui passe, avec l'amour ...

ça n'est pas mon recueil préféré de cet auteur, trop nostalgique peut-être à mon goût ? j'ai quand même adoré "à propos du journal d'hier", "histoire d'amour sans paroles" et "rendez-vous d'amour dans un pays en guerre" alors à vous de vous faire votre propre idée, de toute façon, luis sepùlveda est une valeur sûre

dimanche 22 janvier 2012

la pluie, avant qu'elle tombe de jonathan coe


la pluie, avant qu'elle tombe de jonathan coe

la 4ème de couv' : "Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte sous forme d'enregistrements magnétiques, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ?
Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d’inscrire l’intime dans l’Histoire, l’obsession des coïncidences qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s’il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.
"

après avoir lu "eux sur la photo" de hélène gerstern j'avais fait des recherches sur le net pour vérifier si je partageais le même avis que d'autres lecteurs (j'avais vraiment beaucoup aimé ce livre) et l'un de ces avis disait que l'histoire lui avait fait penser à "la pluie, avant qu'elle tombe" de jonathan coe, en moins bon : j'ai donc voulu également lire ce livre ...

juste avant de mourir, rosamond décrit 20 photos qu'elle a soigneusement choisies pour raconter la vie des personnes figurant (ou ne figurant pas) sur ces photos à sa petite nièce aveugle, imogen, qu'elle n'a pas vue que 2 fois dans sa vie et pas revue depuis 30 ou 40 ans !

... et justement, j'ai trouvé le livre plat, les personnages sans grand intérêt, la répétition de l'attitude de ivy, la mère de beatrix au fil des générations suivantes de filles (thea, imogen) peu crédible, l'histoire morne et grise ... et comment croire à la chute ?!

alors je suis contente d'avoir lu "la pluie, avant qu'elle tombe", mais je lui préfère définitivement "eux, sur la photo"